|
Un élu nationaliste corse mis en examen et écroué dans l'affaire SMS |
|
|
|
|
21-01-2008 |
|
MARSEILLE, 21 jan 2008 (AFP) - Un élu nationaliste à l'Assemblée de Corse, Jean-Christophe Angelini a été mis en examen et écroué lundi soir à Marseille pour complicité de faux et association de malfaiteurs dans le dossier de la Société méditerranéenne de sécurité (SMS), a-t-on appris de source proche de l'enquête.
M. Angelini, 31 ans, avait été interpellée à Paris la semaine dernière avec trois autres personnes. Secrétaire général du Parti de la nation corse, parti nationaliste modéré opposé à la violence et favorable à un dialogue avec l'Etat, il est aussi conseiller municipal de Porto Vecchio, la troisième ville corse. Deux autre personnes, dont un homme d'affaires parisien, Jean-Luc Schnoebelen, ont été mises en examen pour les mêmes faits que M. Angelini et placées en détention provisoire, a-t-on indiqué de même source. Une quatrième personne, considérée comme l'auteur principal des faits, a été mise en examen pour faux et association de malfaiteurs et placée sous contrôle judiciaire. Les faits sont centrés sur la confection et la remise d'un faux passeport au fondateur en fuite de la SMS, Antoine Nivaggioni. Cette société fait l'objet d'une enquête pour escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs, favoritisme dans l'attribution de marchés et détournement de fonds. Les quatre personnes interpellées à Paris ont été présentées lundi à un juge de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille chargée de l'enquête.
|