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LYON, 10 jan 2008 (AFP) - Trois avocats niçois, poursuivis pour malversations financières au profit du sulfureux financier franco-libanais Antony Tannouri, ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Lyon à des peines allant de six à quinze mois de prison avec sursis.
Ils devront également s'acquitter d'amendes comprises entre 5.000 à 20.000 euros.Me Michel Cardix a été reconnu coupable de "complicité d'organisation d'insolvabilité" et condamné à 15 mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende. Aucune interdiction professionnelle n'a été retenue à son encontre, contrairement aux réquisitions. Ses deux confères niçois, Me François Charrières et Me Lyne Darmon, ont été condamnés respectivement à 12 mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende, et 6 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende.M. Tannouri, en fuite au Liban depuis 1998 et poursuivi pour "escroquerie, recel d'escroquerie et organisation d'insolvabilité", a été condamné pour sa part à cinq ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende, assortie de cinq ans d'interdiction des droits civils, civiques et familiaux. Un mandat d'arrêt a été lancé contre lui.Me Samir Maalouf, un avocat libanais également poursuivi devant le tribunal, a écopé de 12 mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende.A la sortie de l'audience, M. Cardix, visiblement ému, a annoncé qu'il ferait appel de se condamnation. Interrogé par l'AFP, Me Matagrin, avocat de M. Maalouf, a répondu "à titre personnel" que "tous les condamnés devraient faire appel". "C'est un peu fumeux comme dossier", car "personne n'est clair", a-t-il déclaré, dénonçant "notamment les montants exorbitants des dommages-intérêts accordés aux parties civiles".Les condamnés ont en effet été condamnés solidairement à verser plus de 957.000 euros à la Société de gestion et de recouvrement, et 60.000 euros au Trésor public. Les quatre avocats avaient été renvoyés en correctionnelle en mai 2006 après cinq années d'instruction. Le procès de cette affaire, qui avait défrayé le microcosme judiciaire niçois, avait été dépaysé à Lyon.Avocat d'Antony Tannouri, recherché pour faillites frauduleuses, Me Cardix était accusé de l'avoir aidé à racheter la luxueuse villa que l'homme d'affaires possédait sur la Côte d'Azur et qui avait été vendue par adjudication en 1996.Selon l'accusation, 5,34 millions d'euros appartenant à M. Tannouri auraient transité sous un faux nom sur le compte professionnel de Me Cardix, échappant ainsi aux poursuites des créanciers du financier franco-libanais.
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