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Retraits suspects de l'UIMM: perquisition au siège de Tracfin |
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18-12-2007 |
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PARIS, 18 déc 2007 (AFP) - Les policiers de la brigade financière ont effectué jeudi une perquisition au siège de Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy, dans le cadre de l'enquête sur les retraits suspects des caisses de l'UIMM, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.
Cette perquisition, menée sur commission rogatoire du juge Roger Le Loire, visait à retrouver des documents comptables provenant des investigations menées par Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) sur les retraits en liquide des comptes du patronat de la métallurgie, a-t-on ajouté de même source, confirmant une information du site internet de L'Express. Tracfin enquêtait depuis 2004 sur ces retraits en liquide qui s'élèvent au total à 19 millions d'euros entre 2000 et 2007. Son rapport d'enquête transmis en septembre au parquet de Paris a entraîné l'ouverture d'une enquête préliminaire au cours de laquelle le président démissionnaire de l'Union des métiers et des industries de la métallurgie (UIMM), Denis Gautier-Sauvagnac a été mis en garde à vue. Dans cette affaire une information judiciaire contre X et visant M. Sautier-Sauvagnac pour abus de confiance a finalement été ouverte le 4 décembre. Le juge Le Loire doit notamment déterminer la destination de ces fonds, retirés d'une caisse de secours mutuel, l'Epim, destinée à soutenir les entreprises adhérentes ayant subi des préjudices lors de conflits sociaux. Lors de sa garde à vue d'où il était ressorti libre, M. Gautier-Sauvagnac avait réaffirmé aux policiers que les bénéficiaires de retraits étaient "des organisations participant à la vie sociale de ce pays", visant ainsi sans les nommer les organisations syndicales.
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