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EVRY, 5 déc 2007 (AFP) - Des élus d'opposition de Corbeil-Essonnes (Essonne) ont mené mercredi une charge contre le maire sortant Serge Dassault (UMP), réagissant à des affaires en cours, démarche qualifiée par la municipalité "d'amalgame" et de "surenchère".
Lors d'une conférence de presse mercredi, Bruno Piriou (PCF) et Jacques Picard (Verts), qui mèneront une liste contre le maire sortant, ont évoqué une enquête en cours concernant une société de sécurité liée par contrat à la ville, et le versement de 500.000 euros par Serge Dassault à un conseiller municipal, révélé mercredi par le Canard enchaîné. Une perquisition a eu lieu le 29 décembre dans les services financiers de la mairie, concernant la société de gardiennage SPSP, soupçonnée notamment d'abus de biens sociaux et de travail dissimulé. Un élu de la majorité, également responsable de SPSP a indiqué que son bureau et son appartement avaient également été perquisitionnés. Selon MM. Piriou et Picard, l'enquête porte également sur des soupçons concernant la régularité de l'attribution de ce marché. M. Picard a évoqué des "pratiques étranges" de cette société, et affirme avoir été entendu à sa demande en février 2005 par la police judiciaire de Versailles. De son côté, la municipalité estime que ce dossier ne concerne que la société, dont le marché avec Corbeil-Essonnes ne constitue que 7% du chiffre d'affaires. Concernant le "prêt", selon la municipalité, de 500.000 euros à un élu de la majorité municipale issu du quartier des Tarterêts, M. Piriou a dénoncé "la mise en place de pratiques clientélistes pour tenter d'acheter la paix sociale dans les quartiers". "Nous sommes face à un système clientéliste et mafieux d'un maire milliardaire qui mélange les genres", a-t-il déclaré. Selon la municipalité, qui souligne que le dossier a été classée sans suite, il s'agit là d'une "affaire privée". MM. Piriou et Picard ont également affirmé que leurs prises de position sur ces affaires n'est "pas le coeur" de leur campagne électorale.
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