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Hubert Libourel, maire de Chaudeyrac, a été jugé coupable par le tribunal correctionnel de Mende, dans l'affaire qui l'opposait aux associations Anper-Tos et France nature environnement, concernant des rejets de substances pouvant nuire aux poissons.
Le 8 août 2003, les agents du Conseil supérieur de la pêche constatent une mortalité piscicole dans le cours d'eau de la Clamouse, commune de Chaudeyrac. La pollution trouve son origine dans l'écoulement des eaux usées. La commune est mise en cause ; un procès-verbal est dressé. Le 12 août, la situation est inchangée, des échantillons d'eau sont prélevés. Un impact sur le milieu aquatique est avéré. Après avoir rappelé les faits lors de l'audience du 15 mars dernier, le maire expliquait : « Les eaux usées se sont déversées. Cela est dû à l'aménagement des travaux sur la RN88... J'ai écrit immédiatement à la DDE, j'ai pris les mesures nécessaires pour éviter toute pollution. Malheureusement, on n'est pas à l'abri d'un incident. La canalisation est totalement obstruée depuis les travaux. » Lors de l'audience du 15 mars, l'avocat des parties civiles, Me Chomiac, avait déclaré : « On attend qu'il y ait une catastrophe pour agir. La défense de monsieur le maire, c'est de dire, pour résumer, "ce n'est pas moi, ce sont les autres". Je ne suis pas d'accord. Chacun doit agir en fonction de la réglementation applicable à chacune des institutions. Il faudra entre trois et quatre ans pour restaurer la flore en aval du site de pollution. Quelles sont les responsabilités d'un maire dans ce cas de figure ? Le délit de pollution est caractérisé dès lors que le caractère de négligence est avéré. » 1 500 € de dommages et intérêts ont été demandés pour chaque association. Dans ses réquisitions, le procureur René Pagis avait parlé d'un « certain malaise dans ce dossier (...) D'abord, la réaction du maire n'est pas bonne ; ensuite, je trouve au dossier l'avis d'un autre grand service de l'État, la direction départementale de l'Agriculture et de la Forêt, en rappelant de façon très claire les directives générales du préfet, à savoir que le département avait été mis en alerte durant cet été-là, très sec. » Et le procureur de poursuivre : « Il faut entrer en peine de condamnation pour dire que la loi et les directives administratives sont là. Il faut que chacun soit vigilant. » Une peine d'amende de 2 500 € avec son sursis avait été requise. La conclusion revenait alors à Me Domergue, avocat de la défense. « "Je suis le maire d'une petite commune rurale. Je ne maîtrise pas tout. Je ne me sens pas responsable. D'autres que moi peuvent être recherchés." Je suis étonné des constats de mon confrère. Car, que reste-il de ce dossier ? Un maire qui fait ce qu'il peut. Je veux bien qu'à travers des textes, on dise il faut faire ceci, cela, mais sur le terrain, et c'est cela que l'on juge, ce n'est pas pareil. » L'avocat avait plaidé la relaxe de son client. Le tribunal a finalement condamné le maire de Chaudeyrac à 2 500 € d'amende avec sursis et 300 € de dommages et intérêts à chacune des associations.
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