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PARIS, 28 sept 2007 (AFP) - Pierre Pasqua, fils de l'ancien ministre de l'Intérieur, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, est revenu vendredi en France après plusieurs années passées en Tunisie et a été présenté à un juge parisien qui l'a placé sous contrôle judiciaire, selon une source proche du dossier.
A quelques jours de son procès devant la cour d'appel de Paris, M. Pasqua, âgé de 59 ans, est arrivé vendredi matin à l'aéroport du Bourget, selon une source aéroportuaire, et a été pris en charge par des policiers. Il a été immédiatement conduit au palais de justice de Paris où il s'est vu signifier le mandat d'arrêt le visant. Vêtu d'un pantalon gris et d'une veste claire, Pierre Pasqua a ensuite été présenté à un juge des libertés et de la détention pendant près d'une heure, a constaté un journaliste de l'AFP. Il est ressorti libre du palais à la mi-journée, le juge l'ayant placé sous contrôle judiciaire, selon une source proche du dossier. Le parquet n'avait pas requis le placement sous mandat de dépôt à son rencontre. La seule mesure prévue par ce contrôle est le versement d'une caution de deux fois 100.000 euros, M. Pasqua conservant son passeport. Son avocat, Me Pierre Haïk, n'était pas joignable dans l'immédiat. Pierre Pasqua doit être jugé en appel le 4 octobre devant la cour d'appel de Paris dans une affaire de pots-de-vin extorqués à la société Alstom en 1994, dont le but ultime, selon l'accusation, était le financement occulte des activités politiques de son père. Installé en Tunisie depuis 1999, le fils de l'ancien ministre avait été jugé en son absence par le tribunal correctionnel de Paris et relaxé pour ces faits en mars 2006 mais le parquet avait interjeté appel. Jusqu'à vendredi, il faisait par ailleurs l'objet d'un mandat d'arrêt international dans une affaire de détournements de fonds commis entre 1993 et 1995 au préjudice de la Sofremi, une société dépendant du ministère de l'Intérieur. Dans ce dossier, Pierre Pasqua a été renvoyé en correctionnelle en août 2006 par le juge Philippe Courroye aux côtés notamment de trois hommes d'affaires --le Français Pierre Falcone et les Libanais Iskandar et Akram Safa-- ainsi que de l'ancien directeur financier de la Sofremi, Nicolas Maroslavac. Cette affaire doit être jugée à partir du 8 octobre devant la 12e chambre correctionnelle de Paris. M. Falcone, qui jouit d'une immunité diplomatique liée à son statut de représentant permanent de l'Angola à l'Unesco, est visé par un mandat d'arrêt international, tout comme les frères Safa.
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