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LYON, 27 sept 2007 (AFP) - Des peines de six mois à deux ans de prison avec sursis et 5.000 à 20.OOO euros d'amende ont été requis jeudi en correctionnelle à Lyon contre trois avocats niçois poursuivis pour malversations financières au profit du sulfureux financier franco-libanais Antony Tannouri.
Au 2e jour du procès, qui se termine vendredi, le procureur de la République Jean-Pierre Dages-Desgranges a dénoncé lors de son réquisitoire "les pratiques totalement contraires à la déontologie du barreau et à la loi pénale" des prévenus, présents à l'audience. Il a requis deux ans de prison avec sursis, 20.000 euros d'amende et deux ans d'interdiction professionnelle contre Me Michel Cardix, poursuivi pour "complicité d'organisation d'insolvabilité et blanchiment". Ce dernier motif n'a pas été retenu par le ministère public. Contre ses confrères niçois Me François Charrières et Me Lyne Darmon, poursuivis pour "complicité d'organisation d'insolvabilité", et un avocat libanais, Me Samir Maalouf, le procureur a demandé 6 à 18 mois d'emprisonnement avec sursis, ainsi que des peines d'amende de 5.000 à 15.000 euros. Trois ans d'emprisonnement, 40.000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction des droits civils, civiques et familiaux ont enfin été requis contre M. Tannouri, en fuite au Liban et poursuivi pour "escroquerie, recel d'escroquerie et organisation insolvabilité". Les quatre avocats avaient été renvoyés en correctionnelle en mai 2006 après cinq années d'instruction. Le procès de cette affaire qui avait défrayé le microcosme judiciaire niçois a été dépaysé à Lyon. En décembre 2001, Me Cardix, alors ténor du barreau niçois et futur bâtonnier, avait été mis en examen. Avocat d'Antony Tannouri, en fuite depuis 1998 et recherché pour faillites frauduleuses, Me Cardix est accusé d'avoir aidé Tannouri à racheter la luxueuse villa que l'homme d'affaires possédait sur la Côte d'Azur et qui avait été vendue par adjudication en 1996. Selon d'accusation, 5,34 millions d'euros appartenant à M. Tannouri auraient transité sous un faux nom sur le compte professionnel de Me Cardix, échappant ainsi aux poursuites des créanciers du financier franco-libanais. L'affaire avait éclaté en pleine "guerre des clans" au sein de la justice niçoise. Me Cardix avait notamment assuré la défense du juge Jean-Paul Renard, Mis en examen dans une enquête lancée par le procureur Eric de Montgolfier sur des délits présumés au profit de sa loge maçonnique.
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