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LYON, 26 sept 2007 (AFP) - Le procès dépaysé de trois avocats niçois poursuivis pour malversations financières au profit du sulfureux financier franco-libanais Antony Tannouri a débuté mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Lyon et durera jusqu'à vendredi.
Les trois avocats niçois, Me Michel Cardix, Me François Charrières et Me Lyne Darmon ainsi qu'un avocat libanais, Me Samir Maalouf, également prévenu,étaient présents à l'audience présidée par Jean-Louis Cor. Seul M. Tannouri, en fuite au Liban, était absent. Quatre parties civiles dont le Trésor public, la Société de gestion et de recouvrement et la société Flamco-Madagascar, sont représentées. Les trois avocats niçois, ainsi que Me Maalouf, avaient été renvoyés en correctionnelle en mai 2006 après cinq années d'instruction. Cette affaire qui avait ébranlé la justice niçoise a été dépaysée à la demande de l'avocat de l'un des prévenus, qui avait saisi la Cour de Cassation avec l'assentissement des deux autres. En décembre 2001, la mise en examen de Michel Cardix, alors ténor du barreau niçois et futur bâtonnier, poursuivi des chefs de "complicité d'organisation d'insolvabilité" et "blanchiment" avait divisé le microcosme judiciaire niçois. Alors avocat d'Antony Tannouri, en fuite depuis 1998 et recherché pour faillites frauduleuses, Me Cardix est accusé d'avoir été complice du rachat par Tannouri de la luxueuse villa que l'homme d'affaires possédait sur la Côte d'Azur et qui avait été vendue par adjudication en 1996. Selon l'accusation, 5,34 millions d'euros appartenant à M. Tannouri auraient transité sous un faux nom sur le compte professionnel de Me Cardix, échappant ainsi aux poursuites des créanciers du financier franco-libanais. Ses confrères Me Charrières et Me Darmon sont poursuivis pour "complicité d'organisation d'insolvabilité". L'affaire avait éclaté en pleine "guerre des clans" au sein de la justice niçoise. Me Cardix avait notamment assuré la défense du juge Jean-Paul Renard, mis en examen dans une enquête lancée par le procureur Eric de Montgolfier sur des délits présumés au profit de sa loge maçonnique.
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