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Claude Cristini, le maire de la commune de Bendejun, vient d'être mis en examen pour « non-dénonciation de maltraitances sur personnes vulnérables », en sa qualité de président du conseil d'administration de la maison de retraite « La Fontouna ». Une inculpation qui intervient au terme d'investigations et d'interrogatoires menés par les enquêteurs. On lui reproche ainsi la connaissance de cas de maltraitances qu'il n'a pas dénoncés. Claude Cristini aurait ainsi « couvert » des agissements indignes de certains employés de la maison de retraite sur des personnes âgées.
Cette affaire de maltraitances sur des résidents de l'établissement public bendejunois avait éclaté au grand jour au mois de juin dernier, avec la mise en examen de trois infirmières, dont l'infirmière en chef, pour « violences et délaissement sur personnes âgées ». Quelques semaines plus tard, c'était le directeur de l'établissement, Amar Mezghéna, qui était à son tour inculpé de « non- dénonciation de maltraitances sur des personnes vulnérables ». L'information judiciaire avait été ouverte par le parquet de Nice, à la suite de plusieurs plaintes déposés à la gendarmerie de Contes pour humiliations, brutalités ou insultes. Selon des témoignages, certains des résidents auraient subi des humiliations, tant morales que physiques et les décès de plusieurs résidents avaient paru suspects. Selon Me Vezzani, représentant le maire de Bendejun, « Claude Cristini nie absolument les faits qui lui sont reprochés. Il affirme n'avoir jamais eu connaissance de faits avérés, qui auraient pu mettre en danger des personnes âgées. Ce qui ne veut pas dire, pour autant, qu'il ne se serait rien passé. Claude Cristini est un élu local, et assure la présidence du conseil d'administration de la maison de retraite bénévolement. Il avait des relais à l'intérieur de l'établissement, qui ne lui ont jamais fait part de cas avérés de maltraitances. » Claude Cristini, qui a placé sa propre mère à « La Fontouna » en janvier dernier, était-il au courant des violences qui étaient exercées sur certains résidents de l'établissement public ? A-t-il fermé les yeux sur des agissements que l'on peut qualifier d'inadmissibles ? C'est aujourd'hui aux enquêteurs de trouver les réponses à ces questions.
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