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PARIS, 13 sept 2007 (AFP) - Le porte-parole de l'Elysée David Martinon a estimé jeudi que l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence n'avait "pas changé" sa volonté de "connaître la vérité" dans l'affaire Clearstream, dans laquelle le chef de l'Etat est partie civile.
"A ma connaissance, Nicolas Sarkozy avait porté plainte pour connaître la vérité. Il est élu président, et il n'a pas moins envie de connaître la vérité. Le dommage qu'il a subi n'a pas changé avec son élection à la présidence", a déclaré M. Martinon lors de son point de presse hebdomadaire. L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, de nouveau entendu jeudi par les juges d'instruction chargés du dossier, s'est récemment interrogé sur l'influence de Nicolas Sarkozy sur le cours de l'enquête judiciaire, estimant que l'actuel chef de l'Etat avait pu "impressionner la justice". "La plainte a été déposée avant que M. Sarkozy ne soit élu, donc, de toute façon, il retirerait sa plainte que ça ne changerait pas la procédure", a estimé jeudi David Martinon. "A ma connaissance, sa qualité de président du CSM (Conseil supérieur de la magistrature), ne changera rien à la capacité qu'il pouvait avoir dans cette affaire", a conclu le porte-parole de la présidence. M. de Villepin, mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse,recel de vol et d'abus de confiance et complicité d'usage de faux", est soupçonné par les juges d'instruction d'avoir participé à une conspiration visant à déstabiliser le président.
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