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Villepin affirme ne jamais avoir cru à l'implication de Sarkozy |
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07-09-2007 |
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PARIS, 7 sept 2007 (AFP) - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé vendredi sur RMC n'avoir jamais cru à l'implication de Nicolas Sarkozy dans une dissimulation d'argent et dans la possession de comptes occultes dans l'affaire Clearstream.
A la question : "est-ce-qu'à un moment ou a un autre vous avez pensé que Nicolas Sarkozy était impliqué dans une dissimulation d'argent et dans la possession de comptes occultes?", l'ex-Premier ministre a répondu: "jamais. Je n'ai jamais été saisi de cette question". M. de Villepin a été mis en examen le 27 juillet dans ce dossier pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et abus de confiance, complicité d'usage de faux". Plusieurs témoins du dossier laissent entendre qu'il aurait pu participer à une manipulation politique visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy, son rival dans la course à la présidentielle, ce qu'il a toujours démenti. L'ancien Premier ministre doit être à nouveau entendu par les juges le 13 septembre. "Je prouverai que cette affaire n'est pas une affaire politique", a de nouveau affirmé M. de Villepin. "J'ai travaillé, j'ai lu 27 volumes d'un dossier judiciaire (...) Il ressort du travail que j'ai établi qu'il y a eu un dérapage dans ce dossier, une affaire internationale et industrielle qui devient une affaire politique sans raison dans le cadre de l'instruction", a-t-il expliqué. "J'ai été interrogé comme témoin, il y a quelques mois (22 décembre 2006,ndlr), je confirmerai ce que j'ai dit et j'apporterai des éléments nouveaux à partir de la connaissance que j'ai de ce dossier d'instruction qui montrent qu'il n'y a pas d'affaire politique", a-t-il également affirmé. Interrogé sur la constitution de partie civile de Nicolas Sarkozy dans le dossier Clearstream, l'ancien Premier ministre l'a estimé "totalement légitime" tout en appelant à la "vigilance" pour que ne se crée pas "un certain nombre de mécanismes vicieux". "Quand on est partie civile et en même temps président de la République et président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et que l'on peut donner des instructions à la chancellerie et au parquet, est-ce que la sérénité de l'affaire est totalement remplie? Il y a question, a-t-il souligné.
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