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PARIS, 5 sept 2007 (AFP) - Dominique de Villepin affirme, dans une émission à diffuser vendredi, qu'on saura le 13 septembre, jour de son audition par les juges, que "la fiction politique" de l'affaire Clearstream sera finie ce jour-là, tout en estimant que Nicolas Sarkozy a pu "impressionner" la justice.
"Le 13 au soir, la fiction d'une affaire politique dans Clearstream, qui serait au coeur du dossier sera finie", déclare l'ex-Premier ministre au cours d'"Esprits libres", que France 2 doit diffuser vendredi soir et dont des extraits ont été transmis à l'AFP. "Quand on n'a rien à se reprocher, on n'a pas peur", commente M. de Villepin. "Il n'y a rien" dans le dossier, continue-t-il, se demandant "comment une affaire internationale (qui) pouvait menacer les intérêts français" serait devenue politique "par un tour de passe-passe". "Qui l'a organisée ?", s'interroge M. de Villepin: "Qui a eu intérêt pendant 3 ans à multiplier les fuites de l'instruction pour démontrer que j'étais, au fond, l'homme qui avait organisé tout ça ? Il se trouve que c'est faux et qu'on le saura le 13 septembre." Dominique de Villepin affirme qu'il "n'en veut à personne", mais revient ensuite sur des propos prêtés dans plusieurs livres à Nicolas Sarkozy, et selon lesquels l'actuel chef de l'Etat aurait fait voeu de "pendre lui-même à un croc de boucher celui qui a fait ça", à savoir la manipulation des fichiers Clearstream visant à le déstabiliser. "Quand on dit qu'on veut pendre quelqu'un à un croc de boucher et qu'on est ministre d'Etat, ministre de la sécurité ou président de la République, on impressionne d'une façon ou d'une autre la justice", dit l'ex-Premier ministre. "Je veux comprendre", lance-t-il enfin, avant de promettre qu'il demandera "excuses et réparation". M. de Villepin a été mis en examen le 27 juillet pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et abus de confiance, complicité d'usage de faux".
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