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PARIS, 4 sept 2007 (AFP) - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a écrit aux juges qui instruisent l'affaire Clearstream dans laquelle il a été mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance, complicité d'usage de faux" fin juillet, a indiqué mardi Paris Match sur son site internet.
Les avocats de M. de Villepin n'ont pu être joints mardi dans la soirée. Dans ce courrier, selon les extraits rapportés par l'hebdomadaire, M. de Villepin se plaint de sa caution, fixée à 200.000 euros: "je ne vous cacherai pas l'incompréhension qui est la mienne d'avoir à payer la moindre somme. Peut-on craindre sérieusement d'une quelconque façon que je cherche à échapper à mes obligations ?". "Permettez-moi, par ailleurs, de m'étonner du procès d'intention politique qui m'est fait, il est plus qu'absurde de m'accuser d'avoir voulu discréditer un soi-disant rival", dit-il également, en référence à Nicolas Sarkozy. Réitérant "solennellement" son innocence, il rappelle les "humiliations" qui lui sont "infligées, plus qu'inutiles", notamment celle de ne pouvoir rencontrer l'ancien président Jacques Chirac. M. de Villepin répète également ses interrogations sur un Etat de droit. "Que penser d'une instruction où la partie civile, en tout cas la seule qui retienne l'attention, est le président de la République lui-même et, à ce titre, susceptible de donner à la Chancellerie toute instruction qu'il juge opportune. Etrange situation pour un Etat de droit, mais je veux croire en la justice de mon pays". "Je veux croire aussi en la force de la vérité et je me battrai sans relâche pour cela", affirme-t-il encore.
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