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François Kosciusko-Morizet, maire de Sèvres mis en examen pour diffamation |
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24-04-2004 |
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C’EST UNE PETITE révolution à Sèvres. Le maire, François Kosciusko-Morizet (UMP), a été mis en examen pour diffamation à l’égard de l’ancien maire (communiste puis divers gauche), Roger Fajnzylberg. L’information est révélée par le premier magistrat de la commune en personne qui préfère prendre les devants pour éviter des rumeurs incontrôlées.
Dans une tribune libre, un groupe du conseil municipal a tenu des propos qui n’ont pas plu à cet ancien maire qui a attaqué en justice malgré le droit de réponse qu’il a pu exercer », explique François Kosciusko-Morizet, mis en examen en tant que directeur de la publication du bulletin municipal. « Plus personne n’a le droit de faire état de cette condamnation » L’affaire remonte au mois de septembre dernier. Roger Fajnzylberg, aujourd’hui militant du camp PS, se voit vertement fustiger dans la tribune libre de la majorité, qui évoque par ailleurs le passé judiciaire de l’ancien élu, une histoire de fraude électorale datant de 1983 et jugée en 1988. La tribune met aussi en cause un groupe de parents d’élèves qui avaient manifesté en juillet dernier devant la mairie à cause d’une réforme de ramassage scolaire. « J’ai demandé un droit de réponse mais le groupe de la majorité en a remis une couche dans ses commentaires : l’affaire judiciaire a été plus complètement relatée alors que les faits ont été réhabilités , souligne de son côté Roger Fajnzylberg. Plus personne n’a le droit de faire état de cette condamnation très ancienne. Et c’est seulement à ce moment que j’ai décidé de porter plainte. Mais je n’ai jamais ouvertement voulu mettre cette affaire sur la place publique. » François Kosciusko-Morizet a-t-il été excédé de voir que l’ancien maire de gauche reprenait du service dans sa commune via l’association locale Sèvres Demain, qui édite notamment un journal local. Est-ce donc cette présence un peu trop voyante qui gêne la majorité aux entournures ? « Je n’ai jamais voulu exercer une censure sur les tribunes libres des groupes municipaux, souligne enfin François Kosciusko-Morizet. J’estime que la démocratie ne se saucissonne pas et qu’elle repose notamment sur la libre expression et la responsabilité des individus ! » C’est justement là-dessus que la justice et plus particulièrement le magistrat instructeur qui commence à peine son instruction décidera des suites à donner à cette affaire. Source: Marisa Faion Le Parisien
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