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Vendredi 1er juin 2007, la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi formé par Roger Marty, maire de Sainte Colombe (77), contre l’arrêt de la Cour d’appel de Paris qui l’avait déclaré coupable de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle.
En décembre 2003, quatre employées de la mairie de Sainte Colombe prennent conscience qu’elles sont plusieurs à être victimes de violences psychologiques et sexuelles de la part de Roger Marty, leur employeur, et maire. Elles témoignent d’injures continuelles, d’expression de haine à l’encontre des femmes : "connes", "grosses vaches", "vous puez", "En France on devrait revenir à l’Islam pour tenir les femmes", de remarques sur leur physique, de questions sur leur vie sexuelle, d’attouchements sur le corps dont les seins et les fesses, de baisers forcés, de menaces à caractère sexuel : "je te baiserais bien" ; "T’inquiètes pas, je vais pas te violer... il fait trop froid". L’une d’entre elles dénonce des viols. Par jugement du 13 février 2006, le tribunal correctionnel de Melun condamne R. Marty à huit mois d’emprisonnement avec sursis pour agression sexuelle par personne abusant de son autorité à l’encontre de Mme Costa, et pour harcèlement moral à l’encontre de Mme Costa et deux autres agentes municipales. La Cour d’appel de Paris confirme, dans un arrêt du 6 novembre 2006, la condamnation du maire pour agression sexuelle, le condamne au surplus pour harcèlement sexuel et prononce une peine d’inéligibilité de cinq ans. Ce qui lui interdit de se présenter aux élections municipales de mars 2008, mais n’entraîne pas son départ immédiat.Cette décision, suite au rejet du pourvoi de R. Marty par la Cour de Cassation, est devenue définitive depuis le 1er juin dernier. Source: AVFT
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