|
Marchés truqués, résultat d'appel d'offres annulé... Le tramway de Nice a été pris dans des turbulences judiciaires. En avril 2005, la justice a mis au jour un pacte de corruption entre un ancien conseiller municipal (UMP) de Nice, Dominique Monleau, et deux anciens responsables de la société Thales, qui avait obtenu en 2002 le marché de maîtrise d'oeuvre du tramway (14,3 millions d'euros). Mis en examen pour « corruption et recel d'abus de biens sociaux », M. Monleau avait reconnu avoir perçu deux pots-de-vin de 45 000 euros versés par Thales.
Cette affaire a contribué à semer le doute sur l'attribution du marché à cette société : « Nous les avions choisis car ils étaient les mieux-disants, assure Jacques Peyrat. Or cette société ne savait pas faire le tram. » Le président (UMP) de la communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur conteste la façon dont Thales a mené ce chantier : manque de réactivité, travaux mal surveillés, planning au jour le jour, mauvaise coordination.« L'affaire Thales est révélatrice des dysfonctionnements de l'équipe Peyrat », estime Patrick Mottard (PS), chef de file de l'opposition de gauche. Depuis, la maîtrise d'oeuvre du tramway est passée, en mars 2006, dans le giron de Coteba, le groupe Thales ayant cédé ses activités d'ingénierie (hors défense) à cette société.Mais les affaires ne sont peut-être pas terminées. En février 2007, le tribunal administratif a annulé l'attribution au groupement Eiffage du centre de maintenance de la ligne 1, mettant en cause la composition de la commission d'appel d'offres. Des opposants à M. Peyrat avaient jugé que les quatre entreprises en lice n'avaient pas été mises sur un pied d'égalité.Malgré ces péripéties, M. Peyrat entend bien briguer un troisième mandat à la mairie, en 2008, avec un atout : un tramway flambant neuf. Source: Le Monde
|