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PARIS, 17 juil 2008 (AFP) - Le journaliste d'Auto Plus poursuivi dans le cadre de l'information pour espionnage industriel sur plainte de Renault, a été mis en examen jeudi notamment pour "recel d'abus de confiance" et "révélation du secret de fabrique", à l'issue d'une garde à vue de 48 heures, a-t-on appris de source judiciaire.
Bruno Thomas, 45 ans, a été placé sous contrôle judiciaire. L'avocat Benjamin Lemoine défenseur de Bruno Thomas, 45 ans, a confié à l'AFP que son client était "abasourdi par cette affaire et qu'il aspirait à etrouver une certaine quiétude parmi les siens après une éprouvante garde à vue". Déféré devant un juge au terme de 48 heures de garde à vue, il a été mis en examen pour cinq chefs: "recel d'abus de confiance", "contrefaçon par édition ou reproduction d'écrit de dessin ou toute autre production au mépris des lois et règlements relatifs à la propriété de son auteur et recel", "contrefaçon par diffusion d'oeuvre de l'esprit au mépris des droits d'auteurs et recel", "acquiescement aux sollicitations de corruption et complicité de ce chef", "révélation du secret de fabrique et recel". Une source judiciaire a affirmé à l'AFP que "plusieurs infractions au code de la propriété intellectuelle et au code du travail ont été relevées dans cette affaire". Le journaliste avait été placé en garde à vue dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 24 août 2007 notamment pour "abus de confiance, accès frauduleux à un système informatique et contrefaçon". Cette information judiciaire avait été ouverte après le dépôt d'une plainte contre X de Renault en juillet 2007 pour "espionnage industriel", à la suite de la publication dans Auto Plus d'informations et de photos inédites d'un modèle du constructeur ne devant être commercialisé que dans trois ans. Dans cette affaire, un salarié de Renault, soupçonné d'avoir divulgué les informations confidentielles, a été mis en examen vendredi dernier et placé sous contrôle judiciaire. Les motifs précis de la poursuite n'ont toutefois pas été divulgués. Mardi, la rédaction d'Auto Plus à Paris a été l'objet d'une perquisition dans le cadre de ce dossier, qui a duré toute la journée, avec saisie de photos et copies de disques durs d'ordinateurs.
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