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la Mutuelle de la Police affirme avoir respecté la loi |
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16-07-2008 |
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STRASBOURG, 16 juil 2008 (AFP) - La Mutuelle de la Police nationale (MPN), dont le président a été mis en examen à Strasbourg pour abus de confiance et fausses informations, s'est estimée victime d'une "dénonciation calomnieuse" et a affirmé n'avoir fait qu'appliquer la réforme du code de la Mutualité.
Dans un communiqué diffusé mardi soir, elle a précisé que "seul le respect de la réforme du Code de la Mutualité est à l'origine de l'ouverture d'une information judiciaire afin de déterminer si l'écriture comptable est contestable ou non", et qu'"aucun détournement de fonds n'a été opéré ni par le président ni par les organes représentants de la mutuelle". Une source policière à Paris avait indiqué lundi que Robert Wilthien, président de cette mutuelle dont le siège social est à Schiltigheim (Bas-Rhin), et un autre responsable étaient soupçonnés d'avoir vendu un établissement de santé sans avoir fait figurer le produit de la vente sur les comptes de la mutuelle et sans que les sociétaires en aient été informés. La réforme du Code de la mutualité en 2002 a imposé à toutes les mutuelles de distinguer les branches assurance-maladie et sanitaire et sociale, ce qui a été fait fin novembre 2002 dans le cas de la MPN. Selon la MPN, "l'intégralité du prix de vente de l'établissement" a été affectée à la branche sanitaire et sociale dont sont aussi bénéficiaires ses adhérents, "le code de la Mutualité interdisant toute affectation de fonds de nature sanitaire et sociale à la branche assurance maladie". L'affectation a d'ailleurs "été présentée en assemblée générale de la mutuelle de la police nationale". Les deux responsables de la MPN avaient été interpellés à Colmar la semaine dernière et placés en garde à vue dans les locaux du SRPJ à Strasbourg. La MPN revendique 18.000 bénéficiaires.
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