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LILLE, 25 juin 2008 (AFP) - Lyne Cohen-Solal, adjointe PS au maire de Paris, a été entendue mercredi à Lille dans le cadre de son affaire d'emploi fictif présumé en 1992, pour laquelle elle a été mise en examen en 2004 pour recel de détournement de fonds publics, a-t-on appris de source judiciaire.
Cette audition intervient après la mise en examen vendredi de l'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy pour détournement de fonds publics, et de son ancien directeur de cabinet à la communauté urbaine, Bernard Masset, mardi pour "complicité". L'affaire est issue d'une plainte en juin 2000 d'Eric Darques, ancien élu local de la ville de Lambersart, dans l'agglomération lilloise, qui avait fait valoir qu'en même temps qu'un poste d'attachée de presse à la communauté urbaine de Lille, dont M. Mauroy était président, Mme Cohen-Solal occupait celui de rédactrice en chef de l'hebdomadaire du PS "Vendredi", à Paris. Les sommes concernées se montent à quelque 19.000 euros, représentant un salaire versé à Mme Cohen-Solal pendant dix mois. Cette affaire a connu de nombreux aléas judiciaires, puisque les faits avaient été considérés comme prescrits par certaines juridictions. Une décision de non-lieu ou de renvoi devant la justice des trois protagonistes n'est pas attendue avant la fin de l'année au plus tôt. Après sa mise en examen, Pierre Mauroy avait justifié le salaire accordé par la communauté urbaine à Mme Cohen-Solal, en affirmant que cette dernière avait alors "parfaitement rempli sa mission" de promotion de la métropole lilloise. Il avait noté que cette affaire avait été déclenchée dans un contexte d'affrontement politique de Lyne Cohen-Solal avec le maire du Ve arrondissement de Paris, Jean Tiberi. Ce dernier est quant à lui renvoyé devant le tribunal correctionnel pour une affaire de faux électeurs, à la suite d'une plainte de son adversaire.
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