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LILLE, 24 juin 2008 (AFP) - Bernard Masset, ex-directeur de cabinet de Pierre Mauroy quand ce dernier était président de la communauté urbaine de Lille, a été mis en examen mardi pour "complicité de détournement de fonds publics" à propos d'un emploi fictif présumé, a-t-on appris par son avocat, Me Jacky Durand.
Cette mise en examen par un juge de Lille suit celle de l'ancien Premier ministre socialiste de 79 ans, intervenue vendredi pour détournement de fonds publics à propos de la même affaire. Selon une source proche du dossier, les sommes concernées se monteraient au total à quelque 19.000 euros, représentant un salaire versé à Lyne Cohen-Solal, actuelle adjointe au maire de Paris, pour un emploi d'attachée de presse de la communauté urbaine, pendant dix mois en 1992. L'affaire est issue d'une plainte en juin 2000 d'Eric Darques, ancien élu local de la ville de Lambersart, dans l'agglomération lilloise, qui avait fait valoir qu'en même temps que le poste d'attachée de presse de M. Mauroy, Mme Cohen-Solal occupait celui de rédactrice en chef de l'hebdomadaire du PS "Vendredi", à Paris. Mme Cohen-Solal a déjà été mise en examen en juin 2004 pour "recel" de détournement de fonds publics pour cette affaire qui a connu de nombreux aléas judiciaires, puisque les faits avaient été considérés comme prescrits par certaines juridictions. Mme Cohen-Solal doit de nouveau être entendue mercredi à Lille, et une décision de non-lieu ou de renvoi devant la justice des trois protagonistes n'est pas attendue avant la fin de l'année au plus tôt. Après sa mise en examen, Pierre Mauroy avait justifié le salaire accordé par la communauté urbaine à Mme Cohen-Solal en soulignant que cette dernière avait alors "parfaitement rempli sa mission" de promotion de la métropole lilloise. Il avait noté que cette affaire avait été déclenchée dans un contexte d'affrontement politique de Lyne Cohen-Solal avec le maire du Ve arrondissement de Paris, Jean Tiberi. Ce dernier est quant à lui renvoyé devant le tribunal correctionnel pour une affaire de faux électeurs, à la suite d'une plainte de son adversaire.
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