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BOBIGNY (Seine-Saint-Denis), 17 juin 2008 (AFP) - Deux ex-salariées d'un Institut médico-éducatif (IME) de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), jugées devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des détournements de fonds évalués à plus de 200.000 euros, ont été condamnées mardi à 18 et 24 mois de prison avec sursis.
Le procureur avait requis dix-huit mois avec sursis à l'encontre des deux femmes. Il avait également demandé la condamnation à un an de prison avec sursis de Denise Audouard, 71 ans, directrice bénévole à l'époque de l'Apajh (Association pour adultes et jeunes handicapés), qui gérait l'IME depuis 1975. Jugée pour complicité, Mme Audouard, ancienne maire-adjointe de Saint-Ouen, a été relaxée mardi. Licenciées fin 2006, Nelly Jakubowicz, 55 ans, directrice arrivée en 2000, a été condamnée mardi à deux ans de prison avec sursis et Martine Bardet, 56 ans, secrétaire de direction depuis 1994, a écopé de 18 mois avec sursis. "Nous allons faire appel de cette décision car nous n'avons jamais emprunté ces sommes", a déclaré à l'AFP Mme Jakubowicz, à la sortie du tribunal mardi. Elles ont reconnu s'être octroyé entre 2001 et 2006 des "prêts sur salaires" sur le budget de l'IME Ambroise-Croizat et avoir partiellement remboursé ces sommes. Elles contestent cependant le montant de 226.000 euros de retraits liquide et virements calculé par la Direction des affaires sanitaires et sociales et estiment ne plus devoir chacune que quelques dizaines de milliers d'euros. Selon la caisse primaire d'assurance-maladie, partie civile, 171.000 euros restent dus.
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