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VERSAILLES, 10 juin 2008 (AFP) - La procureure de la République a requis lundi soir trois ans de prison dont un avec sursis à l'encontre de Simone Derai, 48 ans, la gérante de fait d'une agence matrimoniale Alliance Together, jugée lundi pour "abus de confiance" et "escroquerie".
Le jugement a été mis en délibéré au 1er juillet prochain. Une trentaine de victimes, pour la plupart des femmes âgées, ou bien des veuves, ont déposé plainte contre la conseillère conjugale pour ne pas les avoir mises en contact avec des personnes susceptibles de partager leur vie, entre 2004 et mai 2007. Tour à tour, les victimes se sont présentées à la barre lundi soir afin d'expliquer combien elles avaient été "arnaquées" par la véritable responsable d'Alliance Together qui faisait, en outre, l'objet d'une interdiction de gérer une entreprise depuis 1993 et qui avait placé à sa direction un homme de paille, interdit bancaire. "Pour 2.820 euros, elle m'a mise en relation avec trois hommes dont l'un était marié et un autre qui n'était même pas adhérent de la SARL", a expliqué l'une des nombreuses victimes. Une autre femme âgée d'une soixantaine d'années, ancienne pharmacienne de profession et veuve, a rappelé qu'elle avait dû rencontrer un homme plutôt goujat qui parlait peu et qui avait refusé de lui payer son café, le tout loin de son domicile". Une troisième qui avait exigé un "homme grand" avait rencontré un individu "qui lui arrivait à l'épaule". La conseillère conjugale, qui a plaidé la bonne foi, a mis en avant son expérience dans le domaine de la rencontre amoureuse et un cahier d'adresses fort de près de 500 noms qui n'étaient pas fictifs.
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