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PARIS, 21 mai 2008 (AFP) - Le procès de Christophe Pieri, fils de l'ancien leader indépendantiste corse Charles Pieri, poursuivi avec sept autres Corses pour avoir tenté en 2005 de racketter un promoteur immobilier pour financer le FLNC-Union des combattants, a débuté mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris.
Interpellé le 27 mai 2006 et écroué depuis, Christophe Pieri, 38 ans, est poursuivi notamment pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme" et pour "tentative d'extorsion de fonds". L'affaire remonte à 2005. En août, un entrepreneur corse, Pierre Saporiti, porte plainte, affirmant être depuis plusieurs mois victime de menaces de la part d'individus qui lui réclament de l'argent pour, disent-ils, financer le mouvement nationaliste clandestin du FLNC-Union des Combattants. En novembre de la même année, Stéphane Angelotti et Gérard Guerrini, considérés comme les deux protagonistes principaux de ce dossier, sont interpellés. Christophe Pieri, lui, ne sera arrêté que six mois plus tard. Les trois hommes comparaissent devant la 16e chambre du tribunal correctionnel aux côtés du père de Guerrini, Pierre, de ses deux frères Léo et Julien, d'Hervé Revelli et de Laurent Lacerda. Absent juridiquement de ce dossier, Charles Pieri n'en a pas moins été au coeur de l'information judiciaire. "L'omniprésence de Charles Pieri" s'est imposée, comme une évidence, a estimé l'accusation, en soulignant la présence parmi les prévenus de son fils et de "son ami et compagnon de lutte Pierre Guerrini". Le procès doit s'achever le 30 mai et le jugement sera mis en délibéré.
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