|
PARIS, 6 juil 2007 (AFP) - Le chanteur Elton John a obtenu l'annulation de la vente qui lui avait permis en 1996 d'acquérir des statues datant prétendument du XVIIIe siècle et qui étaient en fait des faux, ainsi que la condamnation de l'antiquaire qui avait cédé les objets, a-t-on appris vendredi auprès de la cour d'appel de Paris.
Le 9 juillet 1996, le chanteur de variétés britannique avait acquis des tatues représentant les figures mythologiques de Diane, Actéon, Eurydice, ermès, Hercule, Répée, Eros et Psychée, qu'on lui avait vendues pour 360.000 ollars en les lui présentant comme étant des oeuvres d'un sculpteur italien u XVIIIe siècle dénommé Luigi Grossi.En 2001, pour des questions d'assurance, Elton John avait fait procéder à leur évaluation par un expert, Simon Yates, qui avait mis en doute leur uthenticité en critiquant leur valeur artistique comme la qualité de la ierre utilisée. M. Yates les avait datées du XXe siècle.Pourtant, lors d'une première décision, rendue le 30 avril 2003, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris avait débouté le chanteur.ans un arrêt du 26 juin, la première chambre de la cour d'appel, présidée ar Claude Grellier, a réformé ce jugement.Elle a confirmé, au vu de différentes expertises qui lui étaient soumises, que les statues étaient "le résultat d'une fabrication mécanique des 20 ou 50 dernières années".Elle a donc annulé la vente du 9 juillet 1996 et condamné l'antiquaire Jean Renoncourt à reverser à Elton John le montant de la vente (360.000 dollars ou on équivalent en euros) et les intérêts de cette somme au taux légal à ompter du 12 juillet 1996, date du réglement de l'achat.L'antiquaire doit également verser 38.000 euros de dommages-intérêts à l'artiste pour résistance abusive et 78.020,93 euros au titre des frais de justice et d'expertise.
|