remove_action('wp_head', 'wp_generator'); un prêtre condamné à deux ans de prison ferme pour pédophilie | Page-crime.com

un prêtre condamné à deux ans de prison ferme pour pédophilie

Un prêtre de 48 ans a été condamné, jeudi, en correctionnelle à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, pour atteintes sexuelles sur deux garçons mineurs, entre 2008 et 2010, lors d’une mission en Centrafrique. Il lui a été également interdit d’exercer une activité professionnelle en contact avec des mineurs. L’abbé Michel a été condamné pour des atteintes sexuelles sur deux garçons mineurs. Les faits s’étaient déroulés entre 2008 et 2010, lors d’une mission en Centrafrique.

L’ecclésiastique s’était lui-même dénoncé dans une lettre au procureur de la République de Clermont-Ferrand, en 2011. Mais il n’avait fait état que d’un seul cas. Quatre victimes ont été identifiées par les enquêteurs. Mais elles ont été perdues de vue en raison de la guerre civile dans le pays et aucune plainte n’a été déposée.

Le prêtre avait été mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans. Les faits avaient été requalifiés en atteintes sexuelles. Fin 2007, le prêtre s’était rendu en Centrafrique pour «organiser le territoire de la paroisse», «construire un hôpital» et «travailler contre la sorcellerie», croyance en vigueur dans le pays.

«J’avais un plaisir malsain du moment»

Alors qu’il se baignait dans une source chaude à Zacko, un adolescent de 12 ans avait «demandé à voir son sexe d’homme blanc». Arrivé dans sa case, il avait demandé à l’enfant de le masturber. À la barre, il raconte «avoir perdu pied» car il souffrait alors de «solitude». Ces agissements, dont des fellations, se reproduiront «une quinzaine de fois» avec cet enfant ainsi qu’avec trois autres garçons.

«Je suis rentré dans une espèce d’engrenage. Je n’arrivais pas à mettre de distance. J’avais un plaisir malsain du moment», se justifie celui qu’on appelait «l’abbé Michel». «Là-bas, je n’arrivais pas à nommer les choses, je ne savais pas vers qui me tourner pour en parler», ajoute celui qui reconnaît «un comportement inqualifiable contraire à ses valeurs».

Une «reddition tardive» et des «confessions partielles»

 La première victime, qui s’était par la suite livrée à des attouchements sur ses camarades de l’orphelinat où il avait été placé, avait alors tout avoué au directeur. Par la suite, le prêtre s’était ouvert des faits auprès du nonce apostolique de Bangui, puis de l’archevêque de Clermont à son retour en France.

 

Une «reddition tardive» et des «confessions partielles» sur une seule victime, a dit le procureur Laure Lehugeur, réclamant quatre ans de prison, dont un ferme. «Est-ce qu’on en serait là si son courrier n’avait pas été envoyé ? Non», a plaidé son avocat, Me Frédéric Franck, soulignant que son client s’était livré de son plein gré «à la justice des hommes».

 

  Source: Leparisien.fr avec AFP

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