remove_action('wp_head', 'wp_generator'); Un fonctionnaire du conseil régional condamné pour agression sexuelle | Page-crime.com

Un fonctionnaire du conseil régional condamné pour agression sexuelle

Fonctionnaire au conseil régional, Christophe Prévost a été condamné hier par le tribunal correctionnel d’Orléans pour des propos et des gestes déplacés à l’encontre d’un jeune collègue.

16 septembre 2016. Depuis le 6 janvier, Christophe Prévost, 46 ans, est mis à pied. Le maire de Cravant, petite commune située près de Beaugency, est, à la ville, agent d’accueil au siège du conseil régional à Orléans. C’est dans le cadre de ses fonctions professionnelles qu’il a été condamné hier par le tribunal correctionnel d’Orléans. Une peine de six mois de prison avec sursis pour harcèlement et agression sexuels.
 
Les faits remontent au mois de décembre. Ce jour-là, Christophe Prévost se plaint de « fourmillements dans les jambes » à un jeune agent de maintenance, fraîchement engagé en CDD. Ce dernier lui propose alors de baisser le chauffage. Un geste apprécié par Christophe Prévost qui lui aurait alors demandé s’il pouvait faire appel à lui pour soulager d’autres sensations que les fourmillements dans les jambes… le tout accompagné d’un « regard plein de sous-entendus », dira la victime. Un premier incident que le jeune homme, chamboulé, fait remonter à sa hiérarchie. Trois jours plus tard, l’employé engage de nouveau la conversation avec Christophe Prévost qui, après lui avoir raconté une anecdote sordide sur un stagiaire qu’il aurait aidé à se masturber, suit le jeune homme dans les toilettes et lui tâte les testicules. Cette fois, l’affaire prend une autre tournure. En interne et devant la justice.
 
« Je réfute les accusations contre moi. Ce sont des propos diffamatoires », se contente de dire d’une voix neutre le prévenu, à la barre du tribunal. Pour Christophe Prévost, il s’agit d’une cabale. Car l’affaire se déroule dans une « ambiance malsaine », celle qui semble régner au siège du conseil régional. Un climat homophobe dénonce le maire de Cravant qui, avant ces accusations, a lui-même déclenché une procédure pour harcèlement moral, une supérieure l’affublant en public du très élégant surnom de « tafiole ».
Dans la procédure, les témoins de moralité du prévenu sont aussi nombreux que les collègues qui le décrivent en « prédateur » qui « court après les petits jeunes ». L’expert psychiatre n’a toutefois pas décelé de dangerosité, ni de troubles chez lui. « Mais la réaction de la victime, très choquée par les faits, n’est pas feinte », répond, en écho, le ministère public alors que la défense s’étonne que le jeune homme soit retourné discuter avec Christophe Prévost trois jours après l’incident « qui l’avait mis mal à l’aise ». Dans ce dossier délicat, sans témoins directs, le tribunal s’est rangé à l’avis du parquet.
source: Alexandre Charrier -La Republique du Centre

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