remove_action('wp_head', 'wp_generator'); Prison ferme pour un psychanalyste curateur d’un handicapé spolié de plus de 350.000 euros | Page-crime.com

Prison ferme pour un psychanalyste curateur d’un handicapé spolié de plus de 350.000 euros

DRAGUIGNAN (VAR), 29 nov 2010 (AFP) – Un psychanalyste, ancien psychologue  scolaire, reconnu coupable d’avoir à Brignoles (Var) dilapidé pendant plus de  sept ans le patrimoine d’un adulte handicapé dont il était le curateur a été  condamné lundi à 3 ans de prison dont 18 mois ferme par le tribunal  correctionnel de Draguignan.

Les magistrats ont assorti la condamnation d’une mise à l’épreuve pendant  trois ans et ont condamné Jean-Pierre Barbier, 72 ans, à rembourser 354.000  euros à la victime et à s’acquitter de 14.000 euros de frais de justice.
« Il nous plaide qu’il a offert une vie princière à la victime alors qu’il a  dilapidé son patrimoine à des fins personnelles », a notamment déclaré le  procureur, Julien Figara, lors de son réquisitoire.
Les faits se sont produits entre janvier 2000 et avril 2007 et ont débuté  après le décès des parents de la victime, âgée aujourd’hui de 45 ans.
M. Barbier qui avait demandé au juge des tutelles de Brignoles la curatelle  de l’adulte handicapé, souffrant notamment de schizophrénie, a mis à profit le  versement de 478.000 euros par une compagnie d’assurances pour mener grand  train.
L’affaire avait été mise au jour par une plainte de la victime qui était  venue la retirer, accompagné de son curateur.
Voyages en Chine, en Espagne, en Egypte, voitures de luxe, sorties dans les  meilleurs restaurants, week-end à Paris ont réduit à néant le patrimoine de la  victime à qui Jean-Pierre Barbier, accordait 20 euros par mois, mais qui  l’accompagnait dans cette vie de luxe.
Jean-Pierre Barbier avait aussi créé une société civile immobilière au  capital de 80.000 euros dans laquelle il détenait 95 % des parts.
Pour la défense de son client, Me Francis Couderc a reconnu « qu’il avait  failli à sa mission de gestionnaire et de comptable »
cd/elr/ei

One Response to Prison ferme pour un psychanalyste curateur d’un handicapé spolié de plus de 350.000 euros

  1. BARBIER-JARDET dit :

    J’avais déjà laissé ce commentaire par rapport à cet article ordurier. C’est la dernière lettre que j’ai envoyée à cette gérante digne du nazisme.

    Recommandée avec AR
    1A 122 070 42042

    Madame,

    Je n’ai pas l’honneur de vous solliciter pour un problème particulier mais je vous envoie cette lettre pour vous préciser certains points.
    Tout d’abord, je vous informe que les rencontres avec M. Mouriesse se feront désormais chez lui. Assez de ces rencontres dans un café ou dans une cafétéria ! Vous savez que vous êtes dans l’illégalité en ne réglant jamais le loyer de Laurent, et ce depuis 9 ans, or ne pas venir voir là où il vit constitue un déni de votre part. Quand je pense qu’en appel maître Colombani avait osé brandir le bail comme si nous avions commis un délit Laurent et moi en le signant. Quelle honte ! Mais le tribunal avait bien compris que ce bail était parfaitement régulier.
    Vous avez dit à Laurent que vous ne donneriez rien pour M. Barbier, là encore vous êtes dans l’illégalité. Vous me devez 3000€ de consultations médicales —et j’ai conservé tous les documents—, et 6 ans à 80€ par semaine ; car, pendant 6 ans, madame, vous n’avez pas accordé un centime à M. Mouriesse, c’est moi qui l’ai nourri, blanchi, logé, soigné et confronté à la culture. Ce manque de soins constitue une véritable défaillance de votre part.
    Vous rendez-vous compte que donner 80€ par semaine à Laurent représente à peine son argent de poche ? Que donnez-vous pour la nourriture ? Rien ! Pour les vêtements ? Rien ! Pour les soins ? Rien ! Nous nous débrouillons grâce au tiers payant. Il n’y a que pour le dentiste et les prothèses que Laurent est obligé d’attendre votre bon vouloir comme le dentiste d’ailleurs qui se plaint de votre laxisme. Ce n’est pas la misère que vous avez envoyée au cours de la période de Noël qui lui a apporté de quoi se vêtir. Pour la culture ? Rien ! Vous avez refusé de payer la location d’un studio pour une semaine de vacances que Laurent désire passer en Dordogne pour voir les grottes de Lascaux. Alors que j’aurai à ma charge le voyage, les frais quotidiens et les sorties. Cette attitude contre moi, bien sûr ! Quand vous dites ne rien vouloir donner à ma personne, c’est Laurent que vous spoliez, vous semblez ignorer cette équation. Croyez-vous que je n’ai rien donné depuis 30 ans que j’ai la responsabilité de Laurent et que je continue à donner ? Et je fus un curateur bénévole, je n’avais pas comme vous un traitement de l’état ni un pourcentage sur les patrimoines.
    Quand je pense encore aux réflexions désobligeantes de maître Colombani jugeant fantaisistes les montants des dépenses que j’ai déclarées pour Laurent parce que 30€ par jour semblent exorbitants pour un homme de 50 ans alors que je suis celui qui fait les courses, achète les denrées, prépare les repas, utilise et son gaz et son électricité et sa peine !
    Mais ce n’est pas fini car j’attends d’être médiatisé pour dénoncer ces dérives éhontées. Je pense aussi revenir sur ma condamnation grâce à la loi de juillet 2014 mais pour cela j’ai besoin de fonds car les différents avocats m’ont saigné, de même le tribunal de Brignoles qui n’a pas accepté le report de la conciliation alors que mon avocat en avait fait la demande et que j’étais hospitalisé pour une coloscopie. Depuis chaque mois ma pension est amputée de près de 600€ ; il me reste 1200€ pour vivre et faire vivre Laurent. Je suis donc obligé de travailler à 77 ans, de donner des cours et de recevoir des patients.
    C’est assez scandaleux de me priver de mes ressources et de donner une misère à Laurent. Qu’espériez-vous que le couteau sous la gorge, j’allais abandonner mon protégé, celui à qui j’ai promis, alors qu’il avait 20 ans, de le soutenir jusqu’à mon décès ? Celui que j’ai connu alors qu’il avait 7 ans et dont je me suis occupé au cours de sa scolarité ?
    Insupportable aussi cette notion stupide d’emprise de ma personne sur Laurent qui est revenue dans la bouche de votre avocat. Il existe une interdépendance entre Laurent et moi. Comprenez-vous que lorsqu’il était pris par ses bouffées délirantes j’étais présent et requis à chaque fois soit par des témoins, soit par des gendarmes, soit par l’hôpital et que j’étais obligé de faire face. Comment votre avocat, vous-même, voire M. le juge des tutelles, pouvez-vous juger d’un phénomène que vous ne connaissez pas sinon sur un plan soi-disant théorique et privé de toute réalité singulière. Pensez-vous que je puisse m’absenter des jours en le laissant livré à lui-même et à ses démons ?
    Quel raffinement de méchanceté aussi que de faire accroire que c’était à la demande de Laurent que les accusations étaient formulées. Il est vrai que l’adjudant-chef avait réussi à lui extorquer une plainte en lui mentant, en le maintenant dans la gendarmerie. Donc pour sortir enfin de ce piège Laurent a signé et m’en a informé immédiatement ; il en a été perturbé longtemps. Merci à des sots de traiter ainsi une personnalité fragile !
    Au bout de 8 ans de lutte, j’ai perdu ce procès et je rembourse une dette exorbitante que je n’ai jamais contractée. Comment le tribunal de Draguignan a-t-il-pu évaluer une telle somme qui reste irréelle théoriquement et aliénante pour ma personne. Laurent a bénéficié de cet argent totalement. 130 000€ ont été prélevés sur 7 ans dans le contrat Ascendo, ce qui donne 1500€ par mois plus ce qui était versé chaque mois sur son compte et qui le dotait de plus de 3000€ par mois. Tant mieux ! Et ce n’est pas énorme pour une vie humaine. Laurent a bien vécu entre 2000 et 2007. Mon unique erreur a été de tenir les comptes selon le modèle de la quote-part, ce qui fait que Laurent me remboursait les sommes que j’avais déboursées pour lui. Ce mode de fonctionnement aurait dû être corrigé mais pendant ces quinze ans nous n’avons pas rencontré Mme le juge des tutelles. Encore que j’éprouve quelque reconnaissance envers Mme Tassin de Bray car elle n’a pas accédé à votre exécrable exigence réitérée de mettre Laurent sous tutelle, et ce, afin d’obtenir un pouvoir absolu sur lui mais surtout pour contrevenir à mon soutien qui demeure indéfectible.
    Je subodore que j’ai été mis en garde à vue et accusé d’abus de biens sociaux parce que M. Le juge des tutelles n’a pas supporté l’action qui fut la nôtre, celle de disposer de notre liberté de mouvement, lors de la rencontre que nous eûmes le 20 mars 2009, ni surtout les lettres que nous nous sommes permis d’écrire, Laurent et moi, à M. le Procureur. Mais cette attitude est le fait du prince ou des rois de l’ancien régime, à savoir que l’on pouvait embastiller n’importe qui par une lettre de cachet et signer « Car tel est notre bon plaisir ». Ainsi j’ai assisté à un simulacre de justice, les tribunaux qui m’ont reçu ont pu faire croire à une légalité ; il n’en est rien ; ces tribunaux de parade écoutent d’une oreille distraite la parole du prévenu et tout est décidé par avance. Les avocats n’en peuvent mais et se contentent de prendre l’argent tout en assurant une défense du bout des lèvres. Seuls les grands de ce monde s’en sortent comme Christine Lagarde absoute par M. Marin de la Cour de Cassation alors qu’elle a menti comme jamais à propos de l’affaire Bernard Tapie.
    Je ne regrette pas d’avoir donné à Laurent une belle vie faite de grands voyages, de séjours à Paris — plus de trente —et de culture : opéra, théâtre, danse, musique, expositions ; ce que je continue malgré tout à proposer à Laurent de façon modeste pour le sortir de son marasme et de ses angoisses primordiales. Car grâce au traitement ambulatoire, Laurent n’est plus la proie de bouffées délirantes graves mais il est tenaillé par l’angoisse, ce qui représente un déplacement du symptôme.
    Je fus félicité pour mon action auprès de Laurent par le docteur Boutillier avant qu’il parte à la retraite, mais aussi par le docteur Jard ; Laurent est un des rares cas de psychotique qui fait montre d’une adaptation harmonieuse à la vie quotidienne. Il est apprécié au village, fréquente le maire, ses amis qu’il rencontre au café. Le mépris de votre avocat signalant Laurent comme ayant un âge mental de 9 ans et demi est assez intolérable. Pourquoi mentir pour gagner ce qui était gagné de fait puisque la hiérarchie judiciaire ne pouvait pas perdre, les différents tribunaux que j’ai subis n’étant que des leurres, apparemment légaux. Grâce à moi, Laurent a travaillé 15 ans, a passé 3 permis, a obtenu le diplôme de fin d’études obligatoires et c’est cet homme que l’on réduit à un niveau mental de 9 ans et demi ! Qui plus est en faisant croire que ce sont les résultats d’un examen psychiatrique ! Il y a eu deux examens psychiatriques que je connais et que ce soit le docteur Grando ou le docteur Rousselot aucun des deux n’a affirmé une chose pareille.
    Cette situation harmonieuse de Laurent est due au fait qu’il n’est pas seul. En effet la psychiatrie nous bassine avec l’autonomie des handicapés, tout cela parce qu’il n’y a personne pour les prendre en charge. On nous montre un schizophrène dans son studio, puis allant à son travail, en menuiserie, et tout le monde de crier au miracle pour ce prodige. Bientôt, on s’aperçoit du subterfuge et qu’il n’en est rien, que le jeune homme a renoncé et qu’il s’est trouvé mal. La pire situation des handicapés et de quiconque d’ailleurs est la solitude et le manque d’affection. Laurent peut me solliciter à 3 heures du matin parce qu’il a été réveillé par des impressions horribles, il sait qu’il peut compter sur moi, sur mon soutien, sur le fait que je vais veiller sur lui pour qu’il s’apaise et qu’il se rendorme.
    Voilà, madame, ce que je voulais vous préciser ; sachez que je mettrai tout en œuvre pour dénoncer les dérives de votre service et à prouver mon innocence, je ne suis pas le seul, d’ailleurs, à avoir un contentieux avec vous, vous le savez ; vous avez substitué à la compréhension, au soutien, aux soins envers les plus démunis votre dérisoire pouvoir. Quelle tristesse !

    Salutations.

    
Copie envoyé à :
    Le juge des Tutelles
    le Président du Tribunal de Grande Instance de Draguignan.
    M. le Ministre de la Justice

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *