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Le sénateur UMP René Vestri mis en examen pour blanchiment et trafic d’influence

MARSEILLE (France), 27 avr 2010 (AFP) – Le sénateur-maire UMP de Saint-Jean-Cap-Ferrat, René Vestri, a été mis en examen mardi pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d'influence et association de malfaiteurs, dans le cadre d'une affaire de corruption présumée sur la Côte d'Azur, selon une source judiciaire.

    La mise en examen du sénateur des Alpes-Maritimes par le juge d'instruction marseillais Charles Duchaine, de la Juridiction interrégionale spécialisée
(JIRS), n'a pas été assortie d'un contrôle judiciaire, ce dont s'est félicité l'avocat de M. Vestri, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi.
   "Mon client a été mis en examen, ce qui est la défense élémentaire de celui qui a le droit de se défendre. On n'avait pas besoin de demander la levée de
l'immunité parlementaire", a-t-il déclaré à l'AFP.
   Le Sénat avait autorisé le 20 janvier une levée partielle de l'immunité parlementaire du sénateur, donnant au juge Duchaine le droit de prononcer à l'encontre de M. Vestri une mesure de cautionnement.
   Le juge enquête depuis plusieurs mois sur une affaire de corruption présumée liée à la construction de la Tour Odéon à Monaco. Le maire de
Beausoleil (Alpes-Maritimes), Gérard Spinelli, est soupçonné d'avoir perçu des pots-de-vin pour ne pas s'opposer à la construction du bâtiment de 170 mètres édifié par Vinci à la lisière de sa commune.
   Un entrepreneur, Lino Alberti, qui aurait versé des fonds à M. Spinelli, aurait aussi des liens financiers avec les filles de M. Vestri.
   "Mon client n'a rien à voir avec la Tour Odéon", a affirmé mardi Me Versini-Campinchi, dénonçant une "instrumentalisation de la justice" et un
"montage politique".
   Selon l'avocat, les accusations de blanchiment à l'encontre de son client correspondent à des "versements qu'auraient faits les filles de René Vestri à
Alberti". Mais "c'est le problème des filles" qui "ont la quarantaine" et "ne sont pas des oies blanches", a-t-il dit.
   L'accusation de trafic d'influence serait quant à elle liée, selon l'avocat, à un marché public où le maire de Berre-les-Alpes et entrepreneur en bâtiment à la retraite Maurice Lavagna aurait été favorisé, en échange du non paiement par une fille de Vestri du solde du coût de la construction de sa villa.
   Mais là encore, le marché n'avait en réalité rien de suspect, selon Me Versini-Campinchi.
   La femme de M. Vestri et ses deux filles, qui gèrent un restaurant sur la plage de Passable, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, ont été placées en garde-à-vue
dans cette affaire puis libérées sans être mises en examen.’

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