remove_action('wp_head', 'wp_generator'); Le CHU de Brest lourdement condamné | Page-crime.com

Le CHU de Brest lourdement condamné

Le Centre hospitalier universitaire de Brest a été condamné par le tribunal administratif de Rennes à verser plus de 141.000 € à une patiente victime d’une grave erreur médicale, lors d’une IVG.

Quatre opérations chirurgicales, un séjour hospitalier de plus d’un mois, des séquelles importantes et une altération de la vie quotidienne sur le long terme, tant pour la patiente que pour sa famille : tels sont les motifs qui ont amené le tribunal administratif de Rennes à condamner le CHU de Brest à verser plus de 141.000 € à la victime d’une erreur médicale et sa famille. En 2009, une jeune femme de 29 ans, déjà maman d’un petit garçon, doit interrompre sa seconde grossesse en raison « d’une embryopathie d’origine génétique ». Au cours de l’intervention sous anesthésie générale, « le muscle utérin a été perforé et une partie des intestins aspirés par la canule », souligne le jugement du tribunal administratif. La patiente doit alors subir deux interventions chirurgicales, les 12 et 19 février, avant de passer plus d’un mois à l’hôpital. Après expertise, le CHU de Brest a été considéré comme seul responsable de « l’ensemble des préjudices qui présentent un lien direct et certain avec la faute ». Le CHU devra donc régler les factures d’aide à domicile, d’aide-ménagère pendant la période d’hospitalisation, une partie des frais de transport de l’époux, les services d’un médecin conseil pour plus de 17.000 €…

Perte d’emploi

De surcroit, le CHU devra compenser sa perte de salaire, pendant toute la période où elle n’a pu occuper son poste de coiffeuse. Reconnue physiquement inapte à l’exercice de ses fonctions en février 2012, la jeune femme avait été licenciée en mai 2012. Sa perte de gain, partiellement compensée par l’Assurance-maladie, « a été estimée à 15.612 € », poursuit le jugement. De plus, « ses perspectives d’évolution professionnelles sont sensiblement modifiées », « ses capacités de travail demeurent fortement réduites par son état de santé »… Le préjudice lié à cette incidence professionnelle a été évalué à 30.000 €. Pour les souffrances subies, la patiente touchera 40.000 € ; pour son déficit fonctionnel temporaire 16.000 € ; pour le déficit fonctionnel permanent, la patiente doit subir « un traitement médicamenteux quasi permanent et des contraintes diététiques très strictes, avec incidence sociale », 32.000 €.

Époux, enfant, parents indemnisés

La famille de la requérante n’a pas été oubliée : l’impact sur la vie quotidienne, professionnelle, conjugale et sur les projets familiaux du couple a été évalué à 16.000 €, le couple ayant décidé de ne plus avoir d’enfant suite à cette expérience « particulièrement traumatisante ». Leur fils, âgé de 10 ans, est indemnisé à hauteur de 15.000 € pour son préjudice moral. Les parents de la victime vont percevoir chacun 5.000 € en plus du remboursement de leurs frais de déplacement pour rendre visite à leur fille à l’hôpital. Enfin, pour les frais d’hospitalisation, d’honoraires pharmaceutiques et médicaux, et pour les indemnités journalières, le CHU doit verser 359.272 € à la CPAM du Finistère. Soit, au total, un montant de plus de 500.000 €, ainsi que 1.500 € de frais de justice pour la famille de la plaignante.
Source:  www.letelegramme.fr

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